L'itinéraire d'un entêté
Jean-Jacques ABLIN
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• Description : Nous avons écrit un livre
intitulé "L'itinéraire d'un entêté", qui raconte son histoire, celle d'un enfant né à Paris, placé à la DDASS, élevé dans le Berry... et surtout comment, malgré les galères et grâce à son
entêtement, il a réussi à s'en sortir dans la vie.
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Livre d'or
Le 10 avril, nous étions à la Maison de la Presse de Saint-Fargeau, très jolie
petite ville de l'Yonne (au fait : si vous n'avez jamais vu le spectacle en plein air qui est présenté tous les week-ends d'été, n'hésitez pas : c'est magnifique !)
Puisque le temps le permettait, nous nous sommes à nouveau installés à l'extérieur, pour profiter du soleil et des premiers cris des hirondelles. Ce jour là, nous avons vraiment vu que le
printemps était de retour... et nous avons encore rencontré beaucoup de personnes fort sympathiques
Bon, d'accord ! la petite ne sait pas encore lire... Mais, apparemment, le bouquin lui plaît quand-même (c'est elle qui l'a choisi !)
Une nouvelle fois : pardon, pour ce long silence
!!! Il est vrai que nous avons été très occupés ces derniers temps...
Pour rattraper un peu le temps perdu, nous avons essayé d'ajouter une petite vidéo tournée au Salon du Livre de Paris : un visiteur s'est prêté au jeu, et a dédicacé à la place de Jean-Jacques...
Nous remercions beaucoup ce Monsieur pour son humour, nous nous sommes tous bien amusés !
Et puis, nous attendons de recevoir l'interview filmée qui a été réalisée par Marc Varence (vous voyez, nous ne sommes pas les seuls à avoir pris du retard...) Soyez sûrs que, dès qu'il nous
l'aura envoyée, nous la mettrons sur le blog.
Ensuite, nous sommes allés dans l'Allier, à Cusset (tout près de Vichy), où nous avons passé une excellente matinée en très bonne compagnie.
Bien entendu, arrivés en retard ! pas le temps de poser la veste...
Cette jeune fille s'est très bien débrouillée pour écrire à la plume !
et un grand merci à Sabine pour son chaleureux accueil dans sa Maison de la Presse !
Désolés pour le retard ! Nous avons un peu joué les prolongations au Salon du
Livre... à présent, il faut passer à la technique pour pouvoir diffuser les images que nous avons filmées, ce qui prend un peu de temps.
Alors, voici déjà quelques photos, en attendant les vidéos
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Ah, c'est pas un métier facile ! D'écrire un livre et de le faire connaître... Petit retour en arrière, pour vous raconter l'évolution depuis le début.
C'est en ayant cessé notre activité, la dernière agence immobilière, que tout a commencé lorsque Kim, en faisant un peu de rangement dans mes papiers, a retrouvé mon journal intime, ce cahier où j'avais écrit autrefois mes joies et mes galères. Et le soir, lorsque je suis rentré, elle me dit : « Mais dis donc, tu as un trésor ! » Souvenez-vous de la fable de La Fontaine : « ...dans le fond du champ, un trésor est caché... » Elle me remit dans la tête l'idée de continuer à raconter mes souvenirs. Je lui ai répondu : « Pourquoi pas ? Mais tu sais, autrefois, je me suis ramassé auprès des sociétés d'édition. Puisque tu veux être mon "petit nègre", ma Doudoune, je ne vais pas te nourrir à ne rien faire. Vas-y, écris ! »
Et, tous les soirs, c'était question sur question, une interview permanente. Je
devenais un passionné de mon histoire. Pour être franc, j'en ai même pleuré. Si vous saviez comme je m'aimais... et je suis devenu mon premier lecteur.
Voici quelques-uns des souvenirs qui sont remontés à la surface...
Et puis aussi cette photo que j'aime bien, avec mes deux enfants Michaël et Jérôme, en 1980
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Question que je me pose : qui sont les VRAIS écrivains ? Ceux qui portent un
nom connu et qui se mettent en avant, ou bien ceux qui écrivent derrière, dans l'ombre ? Pour moi, un écrivain, c'est celui qui fait rêver en écrivant des romans, c'est celui qui écrit des
poèmes, c'est celui qui écrit pour transmettre, c'est aussi celui qui chante, qui charme avec sa belle voix. C'est celui qui a toujours rêvé de faire un livre, de laisser une trace de son
passage, de son existence. Aujourd'hui, je sais que mon livre est lu, non pas parce que je suis connu, mais pour son contenu. Et ça fait chaud au coeur.
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Lorsque le livre fut terminé, nous avions envoyé notre manuscrit à plusieurs grosses sociétés d'édition. Certaines d'entre elles nous ont répondu que l'histoire était intéressante, mais que le livre ne se vendrait pas, car il fallait porter un nom connu. Ce n'était pas mon cas, alors « bernique ! », comme on dit dans le Berry. Malgré cela, j'ai dit à Kim : « Tu verras, on va y arriver, j'aurai le "prix Con-Court"... c'est à dire le prix du plus petit con qui a fait un livre... Et de toute façon, les sociétés d'édition ne nous auraient jamais versé de droits d'(h)auteur, vu ma taille ! »
Nous avons aussi eu contact avec certaines autres sociétés d'édition, que nous qualifions d'escrocs. On vous demande d'envoyer votre manuscrit et de patienter un mois ou deux. Ensuite, bien sûr, votre livre est accepté... à condition de régler, à l'avance, la modique somme d'environ 3000 euros, pour un tirage de quelques exemplaires, dont ils étaient incapables de nous préciser le nombre exact. Alors, il était hors de question de sortir du fric sans connaître les tenants et les aboutissants.
Un soir, à la maison, nous avons fait une « réunion au sommet ». Je dis à Kim : « Nous allons appliquer l'article 22 ». Comme je l'avais appris dès mon plus jeune âge. « Article 22 = chacun se démerde comme il peut. Alors, nous allons nous démerder ! »
J'ai dépiauté un livre ancien, afin de voir comment il était relié, en me disant qu'autrefois les machines d'aujourd'hui n'existaient pas. « Ils ont bien réussi à le faire, alors il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. »
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En fait, l'argent du premier livre que nous avions fait à la main nous a permis, par la suite, de le faire réaliser par un imprimeur, une fois, puis deux. Grâce aussi aux excellents articles parus dans la presse des différentes régions parcourues et aux lettres d'encouragements des lecteurs qui nous ont stimulés.
Pour revenir à l'actualité, vendredi 13 mars nous serons à
Montargis pour une séance de dédicace, puis samedi et dimanche : Salon du Livre à Paris, avec une grosse diffusion de tracts. Je ne vais pas être le con qui va attendre derrière son stand,
comme un animal dans un zoo, que les visiteurs lui jettent des cacahuètes.
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Dimanche à 18 H, interview filmée en présence de « gros
bonnets ». Alors, cette fois-ci, ça pète ou ça casse ! Déjà, l'an dernier, nous avions intéressé deux grosses sociétés d'édition auxquelles nous avions montré notre press-book, articles de
presse et lettres de lecteurs. La troisième réédition n'était pas encore sortie, puisque le livre a été réimprimé en mai 2008. Mais nous étions déjà parfaitement conscients que, si nous
trouvions un éditeur sérieux, nous aurions une plus grande diffusion, ce qui nous donnerait le temps de peaufiner le deuxième livre qui est pratiquement terminé.
Au fait : nous sommes les seuls à qui l'on ait proposé une interview de ce genre sans avoir d'éditeur officiel. Et, bien entendu, dès notre retour nous diffuserons cette interview sur notre blog.
À très bientôt pour la suite !
Nous étions environ 250 à 300 personnes réunies dans cette magnifique salle,
grâce à laquelle notre petite commune va pouvoir développer toutes ses activités. Car on se bouge, à Vornay, et beaucoup de gens sont très actifs !
Il faut dire que nous avons tous été très bien accueillis, de façon fort
chaleureuse et conviviale. Et, croyez-nous, en plus de l'ambiance sympathique, le plaisir de se retrouver tous réunis et de se présenter les Voeux, rien n'avait été oublié et le buffet était bien
garni, avec diverses boissons à volonté. Je suis sûr que notre nouveau Maire, M. Olivier Dubois, était très satisfait lui aussi, car plus de la moitié de la population de Vornay était
présente.
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Culan
Jean-Jacques Ablin dédicace son itinéraire Samedi dernier, dans sa Maison de la Presse, Isabelle Dumont a installé un petit salon étroit mais confortable, pour accueillir un écrivain au parcours aussi atypique que courageux et, qui plus est, a débuté tout près de là, à Vesdun. Dans les années 50, nombreux étaient les enfants abandonnés ou retirés à leurs parents que l'on plaçait dans des familles. Ces enfants de l'Assistance, comme on les appelait alors, étaient parfois accueillis dans le but de se procurer un complément de ressources pour la famille les recevant ! Mais pour la plupart d'entre eux ils devenaient, avant tout, un nouvel enfant de la famille qui leur donnait alors tout son amour. Ce fut le cas pour Jean-Jacques Ablin : « J'avais été abandoné, je partais dans la vie avec un gros handicap et peu de chances de m'en sortir ! Eh bien ils allaient bien voir ce qu'ils allaient voir ! » De fait, il n'eut de cesse de se battre pour prouver que tout est toujours possible avec de la volonté, du courage et de l'obstination. Et, d'échecs en réussites, il est parvenu à devenir quelqu'un comme son copain René (plus connu sous le nom d'Hervé Vilard), avec lequel, entre autres, il a beaucoup partagé et dont il est resté proche. Avec Kim, son épouse qui a si bien su transcrire ce vécu, il a signé son Itinéraire d'un entêté à un public enthousiaste et conquis. Il n'a pas caché son plaisir de rencontrer des personnes l'ayant connu tout gamin, et pour lesquelles il est resté le petit Jean-Jacques qui n'oublie pas ses origines et surtout pas sa Maman Louise, qui l'a aimé comme son propre enfant. (avec tous nos remerciements à Mme Annie Blouin, correspondante de la Nouvelle République) |
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Le château de Culan
Voilà encore un endroit qui vaut le détour...
Dans l'article du 24/12/08, nous avons publié 2 photos prises lors de la
dédicace à Dun sur Auron le 20/12/08. Voici aujourd'hui un article paru le 31/12 dans le Berry Républicain.
Et puis aussi quelques petites infos, pour ceux qui ne connaissent pas Dun sur
Auron, qui s'appelait autrefois Dun le roy. Au Moyen Age, c'était la troisième ville du Berry aprés Bourges et Issoudun. Cette jolie bourgade paisible a gardé de nombreux vestiges de son illustre
passé : le Beffroi et sa salle aux trésors, la promenade Philippe Auguste bordée de fleur de Lys, les quartiers médiévaux aux noms pittoresques, dans lesquels il fait bon flâner jusqu'au Canal de
Berry.
Le dimanche, la dédicace avait lieu sous le chapiteau qu'on appelle, à
Toucy, « la rotonde ». Là encore, beaucoup de monde, des rencontres, des conversations à bâtons rompus. C'est tout juste si j'ai eu le temps de prendre
quelques photos... Encore de très beaux souvenirs, et des contacts que nous allons garder !