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Publié le par L'entêté

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Nous avons débuté en 2004, en faisant les foires, marchés, brocantes, etc., en distribuant des tracts pour nous faire connaître.

Puis, en 2006, seconde réédition. Nous avons repris notre souffle en fin d'année 2007, mais une rupture de stock des libraires nous a obligés à réimprimer à nouveau... Si vous le souhaitez, nous vous en dirons plus prochainement.

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Chevalier Jean-Yves et Jacqueline 10/09/2008 15:43

Correspondant de "La République du Centre", j'ai eu le plaisir de rencontrer Jean-Jacques Ablin et sa femme Kim. Le courant est tout de suite passé car, dans ses paroles, je me suis retrouvé 47 ans en arrière quand je suis entré aux Orphelins d'Auteuil. Belle rencontre. On se reverra, c'est sûr."Son livre est une merveille" (dixit Jacqueline, ma femme).Jean-Yves

BULLE 20/08/2008 20:29

J'avais compris, depuis longtemps déjà - et je comptais chaque grain de mon temps qui s'écoulait, comme le sang s'égoutte d'une plaie -j'avais compris que cette mère ne serait jamais une maman; jamais ma maman. Aujourd'hui encore je n'ai jamais utilisé ce mot; intrinsèquement il n'a jamais fait partie de mes gènes. Et cette voix masculine, cachée, mystérieuse, qui me parvenait, sourdement, depuis les entrailles de sa chambre; cette voix dérobée au silence de mes nuits n'était pas plus celle d'un père; encore moins celle d'un papa; de mon papa. O! Maman! J'étais là, planté devant toi, à longueur de journée, bouture inerte et mourante de tes chairs. J'étais posté, statufié devant la porte de ta chambre pendant mes longues insomnies; je me sentais transpercé de tout part par ces éclats d'amour et de tendresse qui éclatés en moi, ainsi qu'une vitre de verre. O! cette mère qui ne m'appelait que par des interjections. Je ne savais rien de moi; ni mon âge, ni où nous habitions; j'étais seul, sans frère, sans soeur; j'étais sans petits copains ni petites copines; pourtant je les entendais jouer et crier ou rire dehors tous ces autres gosses. Leurs cris et leurs pleurs ou leurs rires surtout, transperçaient, de part en part chacun des méridiens de mon corps, ainsi qu'un ouragan déchire la ligne des brisants et les pays côtiers. Mais étaient-ils, eux aussi, des vauriens, des accidents?Mais leurs silhouettes se perdaient dans le trop petit champ de vision de ma lucarne, happées par les bruits et les joies de ce monde extérieur. Quelques fois, des boules de neige venaient s'écraser sur les carreaux, me faisant alors sursauter de peur, certes, mais surtout de dépit. Papillon agonisant, accidenté, brûlé par les feux de son indifférence, je n'étais pas en colère; non, j'étais en douleur. En douleur que mes ailes blessées ne pussent servir mon souhait le plus cher : m'enfuir vers des cieux plus sereins et comparer mes ailes à celles des anges. Aucune graine, aucune bouture n'eut pu croître dans ce terreau malsain puisque sans amour et sans tendresse.

L'entêté 20/08/2008 20:30


Merci, Bulle, pour ton message si émouvant. J'espère que ta vie est devenue belle. Comment as-tu découvert ce blog ? J'aimerais que l'on puisse se parler